Le gouvernement a forcé le vote de sa loi pension. Avec le malus pension qui sanctionne financièrement celles et ceux qui n'arrivent pas à travailler jusque 67 ans. Cette loi qui pénalise et discrimine les femmes et les métiers pénibles.
Nous n'allons pas nous laisser faire. Nous lançons un recours collectif contre cette loi pension devant la Cour Constitutionnelle.
Nous avons besoin de toi. Pour donner un maximum de force à ce recours, nous devons être les plus nombreux possible.
à l’initiative de Sofie Merckx, cheffe de groupe du PTB à la Chambre
Je rejoins le procès pension
Remplissez le formulaire et nous vous tiendrons au courant de la manière dont vous pouvez participer.
Pourquoi ce recours ?
La réforme des pensions du gouvernement ne bénéficie d’aucun soutien dans la population. Elle a été au cœur des protestations du mouvement social de ces 18 derniers mois. Un mouvement qui est, lui, largement soutenu, comme l’indiquent différent sondages.
La réforme manque de légitimité démocratique : aucun parti de la majorité ne s’est présenté devant les électeurs en promettant de « faire travailler plus longtemps pour moins de pension ». Au contraire, tous les programmes électoraux promettaient une hausse des pensions.
Mais en plus du manque de soutien et de légitimité démocratique, la réforme viole plusieurs principes juridiques fondamentaux.
Un. Plusieurs mesures sont discriminatoires. Le malus pension touchera trois fois plus les femmes que les hommes, alors qu’aujourd’hui déjà, une femme sur trois qui prend sa pension touche une pension sous le seuil de pauvreté.
Deux. La réforme est une atteinte aux droits acquis. Elle enfreint le principe de confiance légitime. Les gens vont être pénalisés pour des choix qu’ils ont faits il y a des années.
Trois. La réforme implique un recul considérable de la protection sociale. Les chiffres du Bureau du plan parlent d’eux-mêmes : les jeunes d’aujourd’hui auront en 2070 entre 7 % et 15 % en moins de pension en moyenne.